FIB: EDITO Du Président de la FIB

 

 

 

 

Ancien boxeur et amoureux du noble art, j’ai décidé de diriger la Fédération ivoirienne de boxe (FIB), pour apporter ma contribution au relèvement du niveau de pratique de cette discipline ainsi qu’à son rayonnement au plan sportif national et international, afin de donner à la Côte d’Ivoire et aux ivoiriens des athlètes de haut ni  veau, des médailles, des trophées et titres de champion. En effet,  depuis plus d’une décennie la boxe ivoirienne a perdu son dynamisme d’antan pour des raisons qu’il est fastidieux d’évoquer aux risques d’écorcher les susceptibilités des acteurs qui ont été en charge de son animation. Ne pouvant assister dans l’indifférence à l’agonie de la boxe j’ai décidé de m’impliquer personnellement dans son organisation en briguant le poste de président. 
  Ainsi, dès ma prise de fonction à la tête de la FIB suite aux élections du 10 mai 2015, j’ai d’abord fait le diagnostique des problèmes qui minent la Fédération, en organisant les états généraux de la boxe ivoirienne avec tous ses acteurs. Etats généraux qui ont permis aux acteurs de la boxe en présence des autorités du ministère des sports  d’adopter des résolutions à court, moyen et long terme visant à soigner les maux dont souffrent la discipline mais surtout d’assainir le milieu en y extirpant  tous ceux qui ont une vision très approximative de l’organisation d’association sportive ayant des objectifs fixés sur l’efficacité, l’excellence et le rayonnement du pays. Après ces assises, nous avons commencé l’application de ses résolutions par:
· la mise en place d’une administration forte obéissant aux normes de fonctionnement d’une association sportive sous tutelle,
· le recensement des clubs selon les critères retenus au cours des dites assises,
· la dotation de la fédération ivoirienne de boxe (FIB) de statuts et règlements en conformité avec les textes des instances internationales que sont la Confédération Africaine de Boxe (A.F.B.C) et l’Association International de Boxe (A.I.BA). 
· La participation de nos athlètes à deux compétitions internationales, le championnat d’Afrique au Maroc, en août 2015 et à Yaoundé en mars 2016, dans le cadre des éliminatoires comptant pour la qualification des jeux olympiques de Rio. Ces deux sorties qui nous ont permis de signer notre retour sur l’échiquier international nous ont aussi permis de nous rendre compte de notre énorme retard tant sur le plan de technique que sur le plan de la formation de nos cadres, officiels et athlètes.
Au regard du travail abattu, la Confédération africaine de boxe (AFBC) nous a fait confiance en nous confiant l’organisation  de son assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue  en juin 2016, à Grand Bassam en présence du président de l’AFBC, M.Kelani Bayor, et du président de l’AIBA, le Dr Wu. Et c’est à cette  assemblée générale extraordinaire que l’accord a été donné à la Côte d’Ivoire d’organiser un championnat international doté du trophée Félix Houphouët Boigny, ainsi que mon entrée dans le comité exécutif de l’AFBC.
  Aussi malgré la formation des cadres et juges arbitres à Lomé au Togo en décembre 2015 et des entraineurs de niveau un de l’AIBA (one star), ici même en côte d’Ivoire, en février 2016 beaucoup reste à faire pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Entre autres objectifs, nous projetons: 
 - une forte implication des jeunes et des moins jeunes à travers la boxe loisir et la boxe éducative.
 - le développement de la boxe féminine dans tous les milieux,
 - Dans le cadre de la réinsertion, nous comptons avec l’appui des autorités judiciaires introduire la boxe en milieu carcéral. 
- La formation, aux nouvelles normes de nos formateurs et encadreurs, de nos cadres et athlètes.
· La mise en place d’infrastructures de formation de haut niveau pouvant permettre à nos athlètes d’être performant.
· La production d’athlètes de plus en plus performants et de champions permettant à la Côte d’Ivoire de rayonner pleinement.
· Faire de la Côte d’Ivoire, la plaque tournante de la boxe africaine voire mondiale.
· Faire en sorte que les boxeurs vivent de leur art, pendant et après leur carrière même s’ils ne montent plus sur le ring. les acteurs habituels de la Fédération, entendez par là, les athlètes, les entraineurs et les juges-arbitres, nous comptons mettre, à court terme, l’accent sur la formation, afin d’avoir des athlètes  de qualité qui nous permettront de remporter des lauriers, lors des compétitions internationales.
  Cependant, ces objectifs et ces ambitions ne pourront être atteints sans l’appui des autorités et des sponsors, c’est pour cela qu’il nous faut développer vis à vis de nos autorités de tutelle ainsi que de nos partenaires un véritable couloir de communication visant d’une part l’efficience dans le fonctionnement et d’autre part la capacité à faire face à toutes échéances aussi bien au plan national qu’international.

 
Fédération Ivoirienne de Boxe, ® Novembre 2015 - Tous droits réservés